bio

  • Je suis né en 1974 à Paris d’une famille d’émigrés russes.
  • Après une formation académique, j’ai poursuivi ma voie seul, avec des paysages de ville, Paris surtout, et des scènes exécutées en voyage au Maroc.
  • Ce pays m’ayant laissé des impressions mémorables, j’y suis retourné pour plusieurs mois. C’est là-bas que j’ai commencé à peindre autrement. Toujours de manière figurative, mais en approfondissant le travail sur la couleur.
  • Et la lumière.
  • De ma formation, j’ai gardé le goût de la
    peinture, de l’huile, de la toile et du figuratif… ma démarche
    peut paraître surannée, et c’est revendiqué, parce que je
    crois en la valeur intemporelle de l’art, qu’il peut ouvrir
    l’esprit des gens et que ceux-ci voient ce qu’ils pouvaient
    considérer trivial voire laid d’un œil neuf et, peut-être,
    plus aimant.
  • Depuis quelques temps, mon travail s’organise autour
    de deux thèmes : les portraits et ce que j’appelle les « non-lieux», ces coins en marge de la ville, qui ne sont que des
    passages, des sous-sols, des endroits délaissés, bientôt ou déjà à moitié démolis, souvent
    désertés voire inutiles…
  • Le travail sur les portraits est avant tout une
    proposition sur le mouvement et la multiplicité de l’humain
    que je ne peux réduire à une image fixe. Ces portraits sont
    donc souvent doubles, voire triples, dans un mouvement qui
    pourrait être interprété comme un refus du sujet à se laisser
    fixer dans une attitude unique.
    Le résultat peut paraître photographique, cependant mes
    références sont plus à chercher dans les portraits des 16e ou
    17e siècles, tout en gardant à l’esprit certains principes du
    cubisme ou quelques artistes plus proches de nous, comme Bacon
    ou Garouste. La ressemblance physique a son importance, sans
    être primordiale ; il faut exprimer plus des attitudes que des
    traits conformes, une allure générale reconnaissable à
    quelques détails mis en valeur, un coin de bouche, un oeil, un
    bout de nez…
    Pouvoir donner plusieurs expressions renforce, à mon sens, le
    côté vivant du modèle ou de l’humain en général. J’essaie plus
    de parler de caractères généraux de l’homme plus que du modèle
    tout en me servant de celui-ci comme une base solide, comme un
    catalogue…
  • Le travail sur les « non-lieux » a plusieurs
    dimensions. Tout d’abord, il s’agit de parler de ces endroits
    qui paraissent à l’abandon et qui existent, quoique plus ou
    moins cachés, le plus souvent à la périphérie de nos villes.
    Parfois ils ne sont accessibles qu’au prix de quelques
    acrobaties car réservés au passage de véhicules.
    Ensuite, il s’agit de lumière ; ces architectures
    fonctionnelles, sans âme, sans histoire documentée,
    accueillent comme le reste du monde la beauté de la lumière.
    Celle-ci transfigure tout et exalte le moindre bout de béton.
    Montrer la beauté toujours surprenante et cachée du quelconque
    méprisé. C’est le silence, aussi, de ces non-endroits que
    j’essaie de peindre et transmettre, comme une brève pause de
    la continuelle folie urbaine.
    Enfin, la composition de ces tableaux repose
    initialement sur un principe de composition abstraite, où le
    jeu des lignes droites, courbes, brisées, avivé par les
    contrastes de lumière est pensé comme une géométrie et non
    comme une représentation.
    J’aime ce balancement dans mon travail entre mouvement de
    l’humain et immobilité de ce qu’il a bâti, je passe sans cesse
    de l’un à l’autre pour qu’au final, il ne soit question que
    d’une chose, notre présence vivante au monde.

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